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11.Dis-lui oui !!, Alfred, Arthur, FrUk.

Je sais bien, Francis, que ça ne me regarde pas
Tu as foutu Iggy dehors, et je respecte ton choix
Mais il voudrait revenir, d’accord, j’insiste pas
C’est mon pèr-ami-allié quand même, non c’est pas lui qui m’envoie
Ça me fait de la peine, j’ai du attendre trois siècles et huit ans
Pour voir vos guerres se terminer et vous voir enfin ensemble, c’était un si beau moment
Presque 110 ans de relation, c’est pas rien ! mais je veux pas le défendre…
Avec tout ce que vous avez vécu, avoue que c’est dommage
Et je te dis pas combien il souffre et combien il boit, ce serait du chantage
Francis, je t’en prie, je t’en supplie, dis-lui oui !
Depuis que tu l’as quitté, il habite chez moi
Je ne peux plus le supporter, Francis, aide-moi !
Il veut toujours qu’on parle et qu’on parle que de vous
Lui si ronchon, il a changé tout à coup !
Mon seul moment tranquille, c’est quand il boit de l’alcool ou du thé
Mais il déprime tellement qu’il fini par geindre comme un bébé
Il me raconte votre vie dans les moindres détails
De ce qui se passe dans votre lit, et votre vie au bercail
Je suis un héros, je suis sympathique, je répéterai rien, je suis sympa
(même si vous êtes de sacrés pervers ! Dude ! Faire ça dans la salle de réunion du G20 ?? Gross !)
Pas de quoi en faire tout un plat ! Il y a pire dans la vie, n’est-ce-pas ?
Je t’en supplie, Francis, dis-lui oui ! dis-lui oui !
Depuis que tu l’as quitté, il habite chez moi
Je ne peux plus le supporter, Francis aide-moi !
Il va et vient le soir, pendant que je dors, à n’importe quelle heure de la nuit
On a frôlé la crise cardiaque, j’ai hurlé dans mon lit
Mais le pire, c’est la tête d’Arthur en y trouvant Russie
Tu sais, c’est un mec bien, je vais pas te le rappeler
Et puis, t’es fou de lui, ça dure depuis des siècles, des années…
Regarde les choses en face, sans Arthur, tu t’ennuies, tu ne peux pas te passer de lui !
Sois un peu raisonnable, mec, s’il-te-plaît
Il gémit ton nom sans cesse et boit comme un trou toute la journée
Quand mon président vient me voir pour parler travail, je suis bien gêné !
Il contrôle plus sa magie, essaye de me transformer en gamin et répète qu’il veut mourir
Y’a Obama qui me demande pourquoi mes cheveux sont roses, avec un grand sourire
Je t’en supplie, Francis, dis-lui oui ! dis-lui oui !
Depuis que tu l’as quitté, il habite chez moi
Je ne peux pas le supporter, Francis aide-moi !
Affalé sur le canapé, il râle, s’énerve, et il ne peut pas s’empêcher
De critiquer tout ce que je fais
Dis-lui oui, dis-lui oui !
Bon d’accord, il avait tort, il est allé trop loin
Critiquer ton peuple et ta cuisine alors que tu lui avais préparé un bon repas, c’était pas très malin
Mais Francis, mec, je t’aide parce que je t’aime bien
Mais on s’en sortira pas si t’y mets pas du tien !
Dis-lui oui, dis-lui oui !
Depuis que tu l’as quitté, il habite chez moi
Je ne peux plus le supporter, Francis, aide-moi
Dis-lui oui !!

12.Ghost of the Abyss, Arthur.

L’océan a toujours été son allié.

L'océan avait été son moyen de décompresser, de changer d'air après la guerre de cent ans, l'océan avait été son échappatoire, son moyen de gagner un peu de liberté loin de l'Angleterre, loin de la cours royale et de la politique. L'océan l'avait transformé.

Les adolescents d'aujourd'hui portaient des piercings, des tatouages, écoutaient du rock, du rap et s'habillaient autrement. Lui avait revêtu une veste rouge de pirate, des bijoux en or, un chapeau affublé de plumes, des bottes, une boucle d'oreille et un long sabre tranchant. Sans compter le langage cru des marins qu'il avait facilement adopté.

Pirate, il avait sillonné mers et océans en roi absolu. Il était le maître, c'était lui qui contrôlait les océans. Il voguait en parfait conquérant et parvenait sans peine à répandre la terreur et l'admiration par où il passait. Il avait gagné de nombreuses batailles contre d'autres pirates, avait même coulé l'armada espagnole (Antonio lui en voulait encore d'ailleurs pour ça, c'est fou ce que cet Espagnol pouvait être rancunier !) et attaqué et pillé des navires espagnols, français, flamands... et anglais !

Il avait été le maître absolu des océans, et ce, même après sa période pirate. L'océan et la mer avaient toujours été ses alliés. Grâce à eux, jamais l'Angleterre n'avait été envahie depuis Guillaume le Conquérant. Grâce à eux, l'Angleterre bénéficiait des ressources de la mer et des océans. Grâce à eux, l'Angleterre avait sa place dans le commerce maritime, dans la colonisation, dans le domaine de la marine où personne n'avait su le surpasser. La marine anglaise avait longtemps été la plus puissante. Arthur se rappelait encore de la période d'or des paquebots anglais, de la fierté qu'il avait ressenti en voyant ces magnifiques géants d'acier.

C'est pour toutes ces raisons qu'Arthur considérait l'océan comme son allié le plus cher et le plus ancien.

Mais à présent, l’océan l’avait trahit et lui prenait sa fierté.

Cette fierté presque titanesque qu'il avait ressenti en voyant ce géant d'acier qui tenait fièrement et imposant sur le port. C'était plus qu'il n'avait jamais espéré. Ce véritable palace flottant était sa fierté et sa joie, ainsi il avait accepté sans peine l'invitation d'être l'un des premier à naviguer sur ce magnifique paquebot pour son premier voyage. Les mains accrochées aux remparts du navire, le vent marin dans les cheveux, Arthur avait savouré la traversée et avait eu du mal à cacher sa joie presque enfantine, il s'était rappelé avoir hâte de le montrer à Alfred lorsque le navire aurait rejoint New York.

Puis, une nuit d'avril, le rêve s'était brisé. Son magnifique géant d'acier qui faisait sa fierté s'était soumis à la glace meurtrière et inattendue, perçant son ventre, et déclenchant la panique parmi les passagers. Et Arthur n'avait plus connu que le chaos. Tel un véritable pandémonium, chacun courait pour sa vie, pour atteindre des canots de sauvetages pas assez nombreux pour contenir tous les passagers. Il y avait eu des cris, des larmes, des feux d’artifices lancés en dernier recours comme signe de détresse. Il y avait l'eau froide et salée qui montait dangereusement, l'air froid tout autour de lui tandis qu'il conduisait femmes et enfants aux canots de sauvetages. Il y avait des épouses et des mères et des enfants qui quittaient à regrets, avec des larmes et des cris, pères et maris. Arthur avait été gelé, mais il s'en fichait, sa seule préoccupation avait été de sauver le plus de passagers possibles et il était resté sur le paquebot le plus longtemps possible, avant d'avoir été forcé d'embarquer dans un canot parce qu'il était la nation d'Angleterre. Arthur avait protesté et il avait fallu l’assommer pour le mettre dans un canot.

Arthur avait souhaité ne pas se réveiller pour voir le terrible spectacle du paquebot se scindant en deux, s'enfoncer dans l'eau glacée, et voir l'océan se transformer en cimetière aux cadavres flottants. Et, en plus de sa profonde tristesse envers les défunts et ceux qu'il n'avait pas pu sauver, Arthur n'avait pu s'empêcher de se sentir trahit alors qu'il avait observé le Titanic s'enfoncer dans les eaux glacées de l'Atlantique.

L'océan avait toujours été son allié, mais à présent qu'Arthur observait le Titanic rejoindre les profondeurs de l'océan, Arthur ne pouvait s'empêcher de se sentir trahi.

13.Il ne sait pas, Antonio, Francis, Rome.

Antonio n’a jamais su ce qui l’avait attiré chez Francis la première fois qu’il l’avait vu.

Oh, bien-sûr, il avait des hypothèses, quelques vagues souvenirs flottant dans son esprit, mais ce souvenir de leur première rencontre était si flou, remontait à si loin. Et pourtant, il y avait certaines choses dont il se souvenait, comme le jour où leur père avait amené Francis pour la première fois à Rome.

« Mes chers petits, je vous présente votre nouveau frère. Il s’appelle Gaule, et je vous demande d’être bien gentil avec lui car tout ceci est nouveau pour lui. Maintenant, amusez-vous, et pas de bêtises, ou Papa sera fâché ! »

Rome avait légèrement poussé Francis, alors petit garçon timide et apeuré, vers Antonio.

Antonio n'a jamais su ce qui l'avait attiré chez Francis la première fois qu'il l'avait vu. Peut-être avait-il été d'abord intrigué par son physique si peu commun aux Latins. Il avait une peau pâle, de grands yeux bleus angoissés et des cheveux blonds, longs et ondulés. Il avait un physique typiquement celte qui contrastait avec la physionomie des Latins qui avaient une peau bronzée, ainsi que des cheveux et des yeux de couleur plus sombres et il était certainement le seul enfant de Rome qui n'ait hérité physiquement de la nation romaine. Cela fascinait Antonio pour qui il avait semblé avoir vécu uniquement entouré de romains à la peau tannée, aux cheveux foncés et aux yeux couleur noisette ou olive.

Francis avait une peau rose pâle, de grands yeux bleus semblables à des saphirs et des cheveux blonds comme les blés. Par son physique exotique, ses manières, la langue qu’il parlait, son comportement influencé par une vie gauloise, il fascinait Antonio, avec toute sa curiosité enfantine, et il avait voulu découvrir chacun de ses mystères…

Plus tard, Rome avait pris à part Antonio en lui demandant de bien veiller et s’occuper de son petit Francis, encore fragile après les guerres des Gaules, et qui risquait de se sentir perdu et déboussolé, et qui risquait d’avoir du mal à se faire à ce nouveau style de vie romain, et qu’il allait avoir le mal du pays et qu’il lui faudrait quelqu’un à qui se confier et quelqu’un pour l’aider à s’habituer à sa nouvelle vie et parce qu’Antonio était l’aîné, qu’il avait un tempérament calme, gentil et joueur, c’est à lui que Rome faisait confiance pour cette tâche.

Face à un jeune barbare, Antonio n’avait pas du comment réagir.
Francis l’avait observé d’un œil prudent.

« Salut ! Je suis Hispanie, ton grand frère ! Ma maman aussi était une barbare, mais Papa est venu apporter la civilisation dans son pays et ils m’ont eu ! T’inquiète pas, tu vas t’habituer ici, il fait tout le temps chaud et on peut se baigner dans le Tibre ! » avait lancé Antonio d’un ton joyeux.

Francis était resté silencieux un moment, comme s’il réfléchissait. Puis il avait lâché un : « Tu as une tâche sur le nez. En plus, tu sens la tomate. »

Pour une première rencontre, résuma Antonio, ça avait plutôt été intéressant. Amusant même. Il laissa échapper un petit rire en repensant au souvenir de cette rencontre.

Francis leva la tête des fleurs de son jardin qu’il examinait en plein soleil.
« Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? » lui demanda-t-il, vaguement amusé.

« Rien, hermano, rien… » lui répondit Antonio avec un grand sourire.

Antonio n’a jamais su ce qui l’avait attiré chez Francis la première fois qu’il l'avait vu... cela ne l’avait pas empêché d’accoster celui qui était devenu le meilleur ami qu’il puisse avoir.

14. One does not simply…, Arthur, Alfred, Ludwig, Feliciano.

_ Hahaha ! Ne le prend pas mal Iggy, c’est vrai que c’est devenu une saga célèbre et que les films sont géniaux, mais quand même, ce ne sont que des livres pour enfants qui raconte l’histoire d’ados avec des pouvoirs magiques.

Un silence inquiétant tomba. Alfred se rendit compte qu’il avait peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas lorsqu’il entendit l’atmosphère autour de lui s’alourdir et la tension monter. Les yeux de son interlocuteur brillaient d’une lueur dangereuse qu’il n’avait vu qu’en de rares fois et qui faisaient trembler de peur les frères Vargas, même des années après la grande guerre.

_ Emm… Iggy ? Y’okay, mate ?

Alfred laissa échapper un rire nerveux lorsque son interlocuteur ne lui accorda pas une réponse, mais écarta sa chaise, lentement, doucement, pour mieux se lever. Arthur ne le quittait pas des yeux.

Alfred laissa échapper un nouveau rire nerveux.
Tiens, marrant comme les yeux d’Iggy semblaient briller d’une lueur infernale, tout d’un coup.

*
- Ludwig ! Ludwig ! clama Feliciano d’un air apeuré, faisant irruption dans la chambre de Ludwig, ouvrant la porte d’un coup sec, faisant trembler les meubles alentour.

Ludwig leva vers son compagnon des yeux irrités.

Ils étaient tous, lui-même et les autres nations, dans un hôtel qui leur avait été réservé dans le cadre d’une réunion entre nation qui allait leur prendre quelques jours. Ce n’était que la première journée et Ludwig redoutait déjà les ennuis et discordes qui allaient se produire. Gilbert et Elizabeta se conduisaient de manière calme et cordiale, pour une fois, et Francis, Romano et Kiku ne se perdaient pas dans leur éternel argument pour savoir laquelle de leur gastronomie était la meilleure au monde, et Alfred avait promis de ne pas monopoliser toute l’attention sur lui lors de la réunion et de laisser parler les autres pays. Ludwig avait donc eu le mince espoir que la réunion du lendemain allait bien se passer, pour une fois.

Il se dit que le calme et la bonne entente régnant étaient trop beaux pour durer lorsqu’il vit Feliciano débarquer de manière aussi soudaine que violente dans sa chambre.

Il se résigna, et posa les dossiers qu’il travaillait sur son bureau.

- Qu’est-ce que tu veux, Italie ? soupira-t-il.

Italie gesticula avec ses bras, sortant quelques mots en italien dans son angoisse, et réussit à lâcher :

- Ludwig ! Ludwig ! C’est l’apocalypse dans la salle de réunion !
- La salle de réunion ? La réunion n’a lieu que demain, tenta d’argumenter Ludwig.

Feliciano secoua la tête.

- Non, non, il y a des gens ! Il y a… hum… Amérique… et Monsieur Kirkland !!
- Herr Kirkland et Herr Jones ? Et qu’est-ce qu’ils faisaient dans la salle de réunion !
- Vee, ils discutaient. Ils parlaient de littérature quand je suis passé devant. Ils parlaient d’Agatha Christie, du Trône de fer… Vee, j’aime beaucoup la série tirée des livres, Game of Thrones, j’ai été si content d’apprendre qu’il y aurait une saison quatre, tu savais que dans le dernier épisode de la saison trois, ils…
- Ja, ja, mais que s’est-il passé avec Herr Jones et Herr Kirkland ? le coupa Ludwig qui d’une part ne voulait pas que son compagnon ne perde le vif du sujet, et parce que lui-même n’avait pas encore terminé la saison trois de Game of Thrones.
- Eeeh, ils ont commencé à parler d’une série de livres et…

Il y eu soudain un bruit assourdissant, comme si de la vaisselle et des plats en éteint se renversaient, précédé d’un bruit d’une porte qu’on claque violemment contre un mur, puis un autre bruit, méconnaissable, suivi de cris et d’exclamations, furieuses pour certaines, douloureuses pour d’autres.

Alarmé, Ludwig se leva d’un bond et sorti de sa chambre, Feliciano sur ses talons, et ils arrivèrent tous deux rapidement vers le lieu du crime.

Avec l’air de quelqu’un qui avait lutté contre le Diable, Alfred était presque assommé, allongé à côté d’un plateau repas renversé, contenant des plats d’argent et de la vaisselle propre, qui se trouvait à proximité. Devant lui, l’air farouche et familier qu’on accorderait davantage au pirate qu’il était il y a des siècles auparavant, Arthur tenait d’une seule main une chaise en bois à moitié cassée et fixait Alfred d’un air furieux.

- You’re fucking mad, dude ! hurlait Alfred, se relevant d’un air énervé mais se tenant à une assez bonne distance d’Arthur.

- Mais enfin ! Est-ce que quelqu’un pourrait me dire ce qu’il se passe ici ! s’exclama Ludwig, retrouvant ses esprits.

Arthur ne se donna pas la peine de lui répondre, en fait il ne lui accordait même pas son attention. Fixant toujours Alfred sans ciller, il lui dit, les dents presque serrées :

- One does not simply insult Harry Potter, laddie ! Understood ? Harry Potter is serious FUCKING business !

15. Europa, OC!Europe, Matthieu/Matthew.

La chaleur était presque oppressante. Le jeune Europe se laissa mettre de la crème solaire par Belgique sur ses bras, son torse et son dos. Les yeux plissés, il tenta de distinguer ceux qui se baignaient dans la Méditerranée, sur les côtes d'Espagne. Il y avait foule dans l'eau et sur la plage, et cela n'avait rien de surprenant. Mais le jeune Europe n'avait pas envie d'aller s'amuser, ni même d'aller nager dans l'eau. Ses préoccupations ne l'avaient plus quittés depuis qu'ils étaient tous arrivés sur la plage.

Pourtant, il avait été heureux lorsque les nations européennes lui avaient annoncé qu'ils partiraient tous passer quinze jours à la plage pour les vacances, et qu'il y aurait même Alfred et Matthew, qu'Europe aimait beaucoup. Europe avait fait le trajet dans la voiture d'Arthur qu'il partageait avec Francis, Alfred et Matthew. Il s'était bien amusé pendant le trajet, Oncle Arthur n'avait pas arrêté de se disputer avec Oncle Alfred, et Oncle Matthew avec son père adoptif, Francis, avaient bien soupiré dans leur coin, puis Francis avait hurlé à un moment de regarder la route en pointant du doigt un poteau qu'ils avaient failli percuter. Oncle Alfred lui avait dit que les Anglais avaient l'habitude de conduire à droite dans leur pays, et que c'était pour ça qu'Arthur conduisait mal. Oncle Arthur n'a pas du beaucoup apprécier, il a commencé à verser des insultes avant qu'Oncle Matthew ne bouche ses oreilles.

Puis, ils étaient arrivés à la plage. Oncle Arthur avait grogné lorsqu'Oncle Antonio avait chaleureusement serré Francis dans ses bras, puis les autres nations les avaient rejoint et ils étaient tous partis se changer pour se mettre en maillot de bain. Et en sortant, Oncle Suisse avait collé des cognes à tous ceux qui regardaient Tante Liechtenstein.

Puis, c'était là qu'Europe les avait remarquées.
En observant la plupart des nations, il avait vu des cicatrices sur eux, partout sur leurs corps, même ses deux parents, Francis et Ludwig. Certaines semblaient vieilles, d'autres plus récentes, certaines était presque cicatrisées, ou l'étaient déjà ; d'autres étaient encore en mauvais état.

Pologne avait des numéros inscrits sur son bras, et des cicatrices linéaires dans son dos. Francis avait une petite cicatrice qui faisait le long de son cou, et avait des cicatrices dans son dos et sur ses bras et son torse. Oncle Arthur et Ludwig avaient aussi des cicatrices sur le dos et le torse. Certaines nations avaient plus de cicatrices que d'autres. Même Oncle Grèce et Oncle Antonio. La surprise et la peur submergèrent Europe. D'où venaient ces cicatrices ? Qui avait fait ça à sa famille ?

Lorsqu'il posa la question à Oncle Matthew, celui-ci lui répondit tristement qu'il était jeune, qu'avant qu'il n'apparaisse, les humains et les nations se sont beaucoup fait la guerre. Mais parce qu'Europe n'a jamais connu tout cela, qu'il était encore jeune, qu'il aurait peut-être du mal à comprendre.

- Comprendre quoi ?

Matthew soupira, puis passa sa main dans les cheveux d'Europe.

- La vie d'une nation n'est pas toujours facile, Europe. Et parfois, les humains et les nations sont violents. J'espère que tu n'auras jamais à vivre ce que nous avons vécu.

16. Ritournelle, Arthur, OC!Écosse, OC!Pays de Galles.

La nuit était tombée sur les tranchées depuis le coucher du soleil, et il n'y avait que le vent mordant d'hiver et le souffle des soldats pour percer le silence de l'atmosphère. Arthur trouva étrange ce silence, dans cette atmosphère glaciale et morbide, là où quelques heures à peine s'était produit un bombardement massif, après une rencontre mortelle entre les soldats.

Il aimerait se dire que tout finirait par s'arranger bientôt, mais il ne pouvait pas. C'était impossible. Pas après tout ce qu'il avait vécu dans les tranchées depuis le début de la guerre. C'était impossible.

Il avait passé tant de fois à entendre les cris, les bruits de bombes, d'armes, les râles agonisants des mourants, les revendications et plaintes suppliantes de ceux encore vivants mais terriblement blessés laissés sur les champs de bataille, qu'il en est venu à trouver le silence étrange et menaçant. En cette nuit de décembre, ses joues étaient froides et lui faisaient mal. Le vent glacial le paralysait et le fit trembler malgré lui et ses mains se crispèrent sur ses bras.

En plus du gel et du vent mordant, il y avait encore la neige fine qui tourbillonnait, s'en allait  puis revenait, se laissant emporter par le vent pour finalement recouvrir lentement les morts gisant au milieu de ce paysage tranquille où il ne faisait plus bon d'y vivre.

C'était alors le 25 décembre, un autre jour court et froid. Comme tous les jours d'hiver.
Arthur se surprit à penser qu'il aimait moins l'hiver qu'avant, à présent.

Une nouvelle rafale de vent glacial lui fit monter les larmes aux yeux, yeux qu'il ferma l'espace d'un instant pour tenter de retenir les larmes brûlantes.

Même pas de Froggie à asticoter le jour de Noël. Chienne de vie. Francis avait été délocalisé ailleurs avec ses soldats, et Arthur n'avait aucune nouvelle de lui depuis des semaines. Parfois, il se surprenait à penser à lui et à se demander comment il allait.

Dans un vain espoir de tuer un peu le temps, Arthur se mit doucement à chanter, tant bien que mal avec ses lèvres gelées et ses dents qui menaçaient de claquer.

Doucement, des paroles lui revinrent en mémoire et il imagina la mélodie dans son esprit.

I hear the mountain birds
The sound of rivers singing
A song I've often heard...


Les mots lui revenaient instinctivement en mémoire avant même de les chanter doucement, presque en un murmure, et lentement, Arthur se laissa porter par les paroles qu'il chantait et par la mélodie qu'il pouvait presque entendre dans sa tête.

It flows through me now
So clear and so loud
I stand where I am


Il se surprit à sourire faiblement. Il avait toujours aimé cette chanson, si douce, si belle et si mélancolique. Elle lui rappelait l'Angleterre, elle lui rappelait sa maison, son foyer. En se laissant emporter par son imagination, il pouvait visualiser dans son esprit les rues de Londres, les belles plages et façades de son pays, ses champs, ses maisons, ses églises, le palais royal, Big Ben la dominante...

And forever, I'm dreaming of home
I feel so alone, I'm dreaming of home


Arthur allait se mettre à chanter le second couplet lorsqu'une mélodie, bien réelle, se fit entendre, et pas n'importe quelle mélodie : celle de I'm dreaming of home, la chanson qu'il chantait. Tournant la tête en direction de la mélodie, il vit quelques-uns de ses soldats reprendre la musique avec leurs harmonicas. Mais ce qui surpris le plus Arthur, c'était Alister. Alister qui avait pris sa propre cornemuse et qui s'était mis à composer la mélodie.

Sa surprise atteignit des sommets lorsqu'Alister continua la chanson.

It's carried in the air
The breeze of early morning
I see the land so fair
My heart opens wide
There's sadness inside


Il y avait comme un voile dans ses yeux, comme si son frère était ailleurs, plongé dans ses pensées. Arthur reconnu instantanément ce regard, c'était celui qu'il avait du porter en visualisant dans son esprit son pays. Il fallu quelques instants à peine pour que Arthur se rende compte qu'il n'était pas seul à être dans la même situation. Autour de lui, il y avait son frère et les soldats qui regrettaient et pensaient à leur foyer, à leurs familles, qui se laissaient emporter par la chanson et se visualisaient leur foyer à travers la chanson.

Il n'était pas seul. Il était comme eux, comme Alister. Coincé dans une guerre qu'il n'avait jamais souhaité, dans une guerre lui semblant interminable, rongé par le froid, la peur, la nostalgie, et les souvenirs du pays, du foyer chéri.

En cet instant, ce frère avec qui il avait eu tant de hauts et de bas, ce frère qui lui était si étranger, lui paraissait si proche et familier à présent. Peut-être était-ce seulement à cause de la chanson, toujours est-il qu'Arthur voyait à présent son frère d'une lumière nouvelle.

A hand in my hand
Forever, I'm dreaming of home
I feel so alone, I'm dreaming of home...


Lorsque la chanson prit fin et qu'Alister composa les dernières notes sur sa cornemuse, un tonnerre d'applaudissements se fit entendre de la part des soldats, et Arthur se laissa prendre dans l'allégresse du moment en souriant.

Bien-sûr, il fallait que son abruti de frère vienne gâcher ce moment.

- Tu chantes toujours comme une casserole, mon pauvre Arthur ! lui lança Alister avec un sourire moqueur, mais non cruel.

- Shut up, wanker !

Dans son coin, Carwyn soupira de l'air de quelqu'un qui avait assisté aux mêmes scènes depuis des millénaires et se dit que ces deux irrécupérables ne changeraient décidément jamais.

17. Jeanne, Francis, Arthur, FrUk.

Francis commençait à préparer le petit-déjeuner lorsqu'il le ressentit pour la première fois. C'était le premier jour du week-end et Francis venait à peine de se lever. Arthur, qui avait passé la nuit chez lui après une réunion qui avait duré tard hier soir, était parti chercher des croissants et acheter des sachets de thé, trouvant inadmissible que Francis n'ait que du café comme boisson chaude à proposer le matin. Ainsi, en attendant le retour de son amant, Francis s'attelait à la tâche en préparant le petit déjeuner, toujours en pyjama, les cheveux emmêlés, pas encore tout à fait réveillé.

Pourtant, il le sentait, quelque chose clochait. Aujourd'hui était différent. Depuis le moment où il avait bu sa première tasse de café ce matin pour se réveiller, il avait ce ressentiment. Quelque chose, il le sentait, était différent. Et cela n'avait rien de rassurant ; il savait qu'aujourd'hui n'était pas une journée ordinaire, et cela le mettait mal à l'aise. Quelque chose clochait. Il le savait, cependant sans parvenir à déterminer la cause de son malaise soudain.

C'était comme s'il oubliait quelque chose, quelque chose d'important.

Cela le frustrait d'une part puisqu'il ne se souvenait pas de ce qu'il aurait bien pu oublier (c'était le week-end, ses deux journées de repos, il n'avait donc aucune réunion, il n'avait aucune personne à rencontrer plus tard, aucune course à faire, aucun rendez-vous médical ou autre) et le mettait aussi mal à l'aise. Quelque chose était différent, quelque chose de néfaste s'était produit ou allait se produire aujourd'hui. Francis le sentait au plus profond de son être, au plus profond de lui-même, d'où son malaise. Mais il ne parvenait pas à trouver la source. Il ne comprenait pas. Allait-il se produire quelque chose de grave en France ? Ou était-il mal à l'aise parce qu'il avait le sentiment que quelque chose s'était produit ?

Dans le doute, Francis alluma son poste de télévision pour regarder les grands titres du premier journal télévisé sur lequel il tombait. Non, rien à signaler en France, rien de grave en tout cas. De plus, si quelque chose de grave s'était produit, Francis aurait ressentit bien plus qu'un simple malaise. Et ce malaise, conclut-il en éteignant la télévision, était toujours là.

C'était une sensation fort désagréable qui faisait naître chez lui un malaise profond, ce qui expliquait pourquoi Francis, qui adorait cuisiner, ne prenait aucun plaisir à préparer un petit-déjeuner pour lui et pour Arthur. Cela expliquait aussi pourquoi il commençait à sentir son cœur battre plus vite qu'à l'ordinaire, comme s'il était angoissé, et que ses épaules étaient remontées d'un signe nerveux, c'est aussi pourquoi ses sourcils étaient froncés et pourquoi la grimace sur son visage et que l'éclair de l'inquiétude dans ses yeux trahissaient son malaise.

Quelque chose avait du se produire ce même jour, résonna Francis, pas aujourd'hui, mais à la même date il y a des années.

C'est sous cette révélation que Francis, mu par un ressentiment soudain, leva des yeux alertes vers le calendrier. Tous les jours étaient cochés, jusqu'à cette date :

30 mai.

Il observa fixement le calendrier, parfois semblant le regarder mais sans le voir, comme s'il était perdu dans ses pensées.
Et alors, la voix broyée de Francis lâcha alors un seul mot. Un seul.

- Jeanne.

Ses mains se crispèrent sur la cafetière bouillante, mais Francis ne s'en formalisa pas tout de suite. Les larmes qui commençaient à couler le long de ses joues se révélaient aussi brûlantes que le café.

Ses lèvres tremblèrent, tandis qu'il murmurait inlassablement :
- Jeanne, Jeanne, Jeanne, Jeanne, Jeanne....

Il se rappelait d'elle, il se rappelait de son regard, de ses sourires, de son courage, de sa détermination, de sa bonté, de sa foi qui n'avait jamais faibli, il se rappelait de ce jour funeste où il l'avait vu prisonnière des flammes, il se rappelait des cris de la foule, des bras d’Écosse le retenant pour l'empêcher de se diriger vers le bûcher, il se rappelait de ses propres cris, de la culpabilité qui l'avait submergé en cet instant et qui ne l'avait pas quitté avant plusieurs décennies, plusieurs siècles.

Et à présent, au souvenir de cette date, au souvenir de Jeanne, au souvenir de sa tristesse, Francis ne pouvait s'empêcher de trembler et de répéter inlassablement :
- Je suis désolé, désolé, désolé, désolé, désolé, désolé....

C'est dans cette position qu'Arthur trouva Francis.
D'habitude flegmatique, c'est alarmé qu'Arthur se précipita vers Francis et parvint à lui faire lâcher prise la table. Ses mains avaient des brûlures et la cafetière tomba de la table et se brisa, renversant du café sur le sol de la cuisine.

Secoué de larmes, tout ce que Francis parvint à faire était de répéter :
- Je suis désolé, désolé, désolé, désolé, désolé....

Il passa sa matinée en position fœtale dans les bras d'un Arthur déconcerté, mais, sympathique, il laissa son amant enfoui dans ses bras, et lui caressa les cheveux, presque maladroit, en lui répétant :

- Ça va aller Francis, ça va aller, ça va aller, I've got you, I've got you, it's alright, alright...

18. Privilège, Arthur, Francis, Netherlands.

- Hé, Frog !
- Salut, Rosbif ! Toujours aussi coincé ?
- Tu ne te renouvelles pas dans tes réparties, wanker !
- En revanche, ce qui ne se renouvelle pas chez toi, c'est ta garde-robe ! Tu savais que nous n'étions plus dans les années 50, Arthie ?
- Mes habits sont élégants, froggie, en revanche, je pourrais parler de tes tenues excentriques... ou de ton absence de tenue. Dis-moi, c'est toujours la France le pays des nudistes ?
- C'est toujours en Angleterre le pays des coincés et catastrophes culinaires ?
- Comment va ton économie, wine freak ?
- Sûrement aussi bien que ta cuisine, grincheux.
- Ta compagnie de train est encore en grêve, d'après ce que j'ai entendu, frenchie ?
- Sûrement. Ton sens de l'humour est toujours en grêve lui-aussi, mon petit lapin ?
- Plus je te vois, plus je trouve que tu ressembles de plus en plus à une femme !
- C'est mieux que d'avoir des sourcils ressemblant à des chenilles , Thuthur !
- Germanophone.
- Espèce de vieil aristocrate aigri.
- Mangeur de grenouilles !
- Faire-valoir d'Amérique !
- Smelly Frenchie !
- Puceau !
- Hé, Froggie, intervint soudainement Pays-Bas, ramène-toi ici et rapporte nous tes dossiers tout de suite !
Arthur se retourna vers l'opportun qui les avait interrompu, l'air manifestement mécontent. Il fronça des sourcils.
- What the hell, Netherlands ? Who invited you to the party ? J'étais occupé avec France. Qui t'as autorisé à l’appeler "Froggie", d'abord ? Son nom est Francis. FRAN-CIS. Understood, you wanker ? Mets-toi aussi bien dans le crâne qu'il n'y a que moi qui ait le droit de l’appeler "Froggie", c'est mon privilège. Mine and mine alone ! Understood ??!
- O-oui, Arthur !
- Good, siffla Arthur entre ses dents.
Il se tourna ensuite vers Francis.
- Bon, on en était où ?
- Quel spectacle mon petit lapin, répondit Francis avec un sourire large, je suis presque flatté !
- What the hell, Francis, don't call me that !
- Sinon quoi ? tu vas me menacer avec tes énormes sourcils ?
- Oh, toi, attends un peu !
Seul le rire de Francis lui répondit.

19. A Rose by Any Other Name, Arthur, Francis, FrUk.

Il devait être approximativement une heure du matin lorsque Francis l'entendit clairement. il n'était pas tout à fait sûr au départ, il était encore un peu endormi et persuadé qu'il rêvait. C'est quand le bruit se fit plus distinct que Francis se réveilla plus clairement et se leva, sourcils légèrement froncés, cherchant la source de ce qu'il entendait.

C'était de la musique, jouée au luth, et elle venait en direction de sa fenêtre qui donnait côté rue. Francis se demanda l'espace d'un instant si un jeune prétendant était venu faire la cour à l'une de ses charmantes voisines en lui composant une sérénade. Il souriait presque à cette pensée. Que c'était beau, l'amour entre deux jeunes tourtereaux. La curiosité prenant le pas dans son esprit, il sorti de son lit douillet, enfila une chemise de nuit et alla ouvrir sa fenêtre, curieux de voir l'allure du jeune Roméo en herbe.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir sous sa fenêtre Arthur Kirkland, élégamment vêtu, une rose ornant son costume, portant un luth dont il jouait la mélodie.

- Arthur, c'est toi ? demanda Francis, interloqué.
Même en pleine nuit, à peine éclairé de la lumière d'un lampadaire proche, Francis pouvait voir un rouge bien vif orner les joues d'Arthur.

- Arthur, mais qu'est-ce que tu fab..., demanda Francis, vaguement amusé.

Sa surprise atteignit des sommets lorsque Arthur entreprit une autre mélodie avec son luth, et se mit à réciter :

Francis ! lorsque je te vois bavard, vain.
Inconstant, puéril, orgueilleux et plein de caprices ;
Dénué de cette modeste langueur qui rehausse le charme
Des yeux baissés, repentants des blessures
Causées par leur douce lueur et les guérissant aussitôt :
Aussitôt mon esprit enfiévré s’exalte et bondit.
Aussitôt mon âme tressaute et se réjouit
De ce que si longtemps je sois resté fermé à l’amour.
Mais quand je te discerne bon, charitable et tendre,
Ô ciel ! avec quel acharnement j’adore
Ta grâce enchanteresse ; — je brûle d’être
Ton défenseur — d’être ton Calidore —
Un vrai Chevalier de la Croix Rouge — un vaillant Léandre —
Pourvu que je sois aimé de toi comme ces héros de jadis !


Il récitait cette poésie avec tant d'assurance et de ferveur, il semblait si concentré que Francis eut l'impression qu'Arthur avait du répéter plusieurs fois la récitation de ce poème. Si Arthur n'avait pas eu l'air aussi sérieux et concentré, Francis aurait presque eu l'impression qu'Arthur était ivre, mais il mettait tant de cœur et de ferveur dans ce poème que Francis ne pouvait s'empêcher de boire ses paroles, presque envoûté. Le cœur battant, il se laissa doucement emporter par la poésie et la mélodie de ses paroles.

A la fin du spectacle, Francis resta sans voix. Arthur était aussi rouge qu'une tomate, et il baissait parfois les yeux pour éviter de regarder Francis dans les yeux, se grattant de façon gênée le dos de son cou. Au bout d'un moment, lorsqu'il vit que Francis semblait avoir perdu l'usage de sa voix, il aboya :

- Alors, frog ? Tu comptes m'inviter chez toi ou me laisser me ridiculiser davantage en me laissant dans la rue en attendant que quelqu'un appelle la police pour tapage nocturne ?

Ses paroles semblèrent réveiller Francis, qui secoua la tête, et observa plus attentivement Arthur.

- Tu serais capable de rester dans la rue toute la nuit ? demanda-t-il, incrédule.
- Je... je ne sais pas ! Peut-être ! Les gens font des choses stupides quand ils sont amoureux ! Il suffit de te voir pour s'en apercevoir, stupide grenouille !

Francis ne se rappela pas de la dernière fois qu'il avait rit aussi longtemps et aussi fort pour qu'il ait eut besoin de se tenir contre le rebord de sa fenêtre. Prenant cependant pitié d'Arthur, il descendit et alla lui ouvrir. Arthur allait se mettre à lui hurler dessus pour l'avoir fait attendre trop longtemps dehors et l'avoir laissé se ridiculiser, mais Francis ne lui laissa pas le temps de répliquer quoique ce soit car aussitôt Arthur fut entré dans la demeure de Francis que celui-ci se jeta sur lui pour l'embrasser avec toute la passion dont il était capable.

Arthur considéra, l'espace d'un instant, l'idée de le repousser et de lui donner une claque dont le Français se souviendrait, mais il chassa ces pensées et rendit à Francis son baiser avec fougue, laissant ses mains se perdre dans ses cheveux.

20. Walk like an Egyptian, Alfred, Arthur, Matthieu, Fem!France, FrUk.

Le voyage fut long, très long. Surtout quand on voyage avec quelqu’un comme Alfred. C’est pourquoi Arthur cria presque au miracle une fois le pied posé sur les terres d’Égypte.

C’était le début du XXe siècle, et dans une tentative de se retrouver en famille et de s’éloigner temporairement des affaires politiques, Arthur et France s’étaient mis d’accord pour s’accorder un voyage avec Alfred et Matthieu.

Si Arthur avait cru qu’Alfred leur accorderait un moment de tranquillité et s’intéresserait à l’architecture locale, à la beauté du paysage, aux pyramides et au Sphinx, il se trompait. Arthur failli l’enfermer dans un sarcophage pendant qu’ils visitaient un musée consacré à l’Égypte Ancienne. Malheureusement, Gupta n’aurait pas apprécié le cadeau.

Arthur caressa, l'espace d'un instant, l'idée de vendre Alfred à des marchands contre trois chameaux ou dromadaires pour voyager en plein désert jusqu'aux Pyramides de Gizeh, mais il se dit qu'Alfred ne devait pas valoir bien cher sur le marché, et Alfred était si agaçant que les marchands locaux n'en voudraient pas. Lorsqu'il en fit la remarque à Alfred, pour se moquer, celui-ci éclata de rire et lui répondit qu'Arthur non plus ne devait pas valoir bien cher, ainsi cela ne servirait à rien d'essayer de le vendre et que personne ne voudrait d'un vieil aristocrate aigri et mal embouché.

Arthur grogna dans sa barbe (inexistante) et conseilla à Alfred de surveiller ses paroles s'il ne voulait pas qu'un accident se produise lors du voyage. Alfred lui répondit par un éclat de rire, suivit pas un "Ah, sacré Iggy !" et d'un large sourire, signe qu'Alfred était aussi peu affecté par ses menaces que France.

- Tu pourras peut-être essayer de vendre France, plaisanta Alfred, avec son physique, tu es sûr d'attirer des vendeurs. Je suis sûr qu'il y aurait des acheteurs potentiels !

Arthur allait répliquer, lorsque France choisit ce moment pour sortir d'une tente, habillée d'une robe orientale bleu foncé avec des ornements dorés, les cheveux blonds attachés et parfumés, et décorés d'ornements en or.

- On m'a habillée à la mode orientale, leur dit-elle, comment vous me trouvez ?

Ses cheveux blonds flottèrent légèrement dans le vent chaud, sa robe bleue faisait ressorti le saphir de ses yeux, son parfum vint enivrer les sens d'Arthur, et, en cet instant, Arthur la trouva magnifique. Ses yeux verts brillant semblaient presque dévorer sa voisine.

Un toussotement vint perturber la concentration d'Arthur, qui se retourna en direction de la source du toussotement.
Alfred. Il aurait du s'en douter. Celui-ci le regardait avec un large sourire et des yeux taquins.

- Je crois qu'avec Arthur dans cet état, tu peux te passer de mots, Franny, vous voulez que je vous laisse seuls tous les deux ?

Il éclata de rire lorsqu'Arthur versa sur lui une pluie d'insultes et de menaces qui ne le convainquirent pas avec la rougeur des joues d'Arthur et l'éclat de rire de France.

De son côté, Matthew soupira, presque dépité :
- À chaque voyage, c'est toujours la même chose...
Voici d'autres ficlets Hetalia écrits entre novembre et décembre. Certains n'ont jamais failli voir le jour, mon ordinateur a été victime d'un virus fin novembre et il a fallu remettre l'ordinateur à zéro, j'ai perdu mes images et mes musiques, mais j'ai pu sauver mes cours et mes écrits, j'aurais fait une sévère dépression autrement et j'aurais vraiment eu mal au cœur. Heureusement, le drame a été évité !

Voici donc la seconde vagues de ficlets Hetalia, j'espère qu'ils vous plairont :)

Quelques notes :
- Le ficlet 11 est une parodie de la chanson Dis-lui oui de Bénabar.
- La chanson du ficlet 16 est I'm dreaming of home de la soundtrack du film Joyeux Noël, si vous avez l'occasion de voir le film ou d'écouter la chanson, n'hésitez pas, ce sont de vrais petits bijoux (et le film arrive toujours à m'émotionner)
- Le 18e ficlet est inspiré de ce fanart : chaton62.deviantart.com/art/He…
- Le poème du ficlet 19 est une reprise d'un poème de Keat, Femme ! Lorsque je te vois... que j'ai modifié un peu pour que ça corresponde à Francis (ai juste modifié le genre féminin en masculin de certains mots en fait)
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Naehja Featured By Owner Dec 22, 2013
J'adore ^^
J'ai un faible pour celle où Arthur chante une sérénade au luth sous les fenêtres de son cher et tendre voisin. Francis a du être très touché ^^
Et puis le ficlet où il y a chibi!Antonio, awwww. Petit détail: il n'y avait pas de tomates à l'époque donc Tonio ne peut pas sentir la tomate XD
Celui avec le titanic était terrible. Je me demande comment Arthur a réagit au film de Cameron. Il a du pleurer toutes les larmes de son coeur en secret ou dans les bras de Francis. 
Ensuite celui avec le petit Europe, tellement mignon et pourtant ce léger malaise en voyant les cicatrices. Le pauvre petit, j'espère qu'il ne connaîtra jamais de guerre.
Le dernier était bien aussi. J'imagine très bien le costume de notre belle française et la tête d'Arthur. Ca me rappelle que quand j'étais allée en Tunisie il y a quelques années, on m'avait fait essayé un costume. J'étais une petite fille à l'époque et tout le monde me trouvait mignonne XD
Celui avec Jeanne était terrible!! Pauvre Francis *câlin*
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Chaton62 Featured By Owner Dec 22, 2013
Je sais pour la tomate, je me suis permise ce petit anachronisme pour ce ficlet =p promis, je recommencerais plus xD

Concernant le Titanic, depuis Hetalia je me suis souvent demandée si Arthur avait fait le voyage, était témoin du naufrage, comment il avait réagi... souvent dans le fandom, quand je cherche, je tombe surtout sur des remakes du film, façon USUK >___<

Dans ma tête, il n'y a une personnification de l'Europe que depuis la création de l'Union Européenne, c'est pour ça qu'il ne connaît pas les guerres, sinon de façon théorique, malgré ses problèmes intérieurs, il n'y a jamais eu de guerre au sein de l'UE depuis sa création. J'espère aussi pour lui (et pour nous aussi !!) qu'il ne connaîtra jamais la guerre.

Tu as déjà été en Tunisie ^^ ? Ça devait être sympathique. Tu as visité d'autres pays ?
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Naehja Featured By Owner Dec 22, 2013
Bof si les fans aiment faire mourir Alfred, en effet c'est un choix >_> (bah oui l'américain meurt non?)
Et puis Rose est peut-être marqué à vie par la mort de Jack mais elle s'en relève et trouve une autre personne dont elle tombe amoureuse (elle est trop rebelle pour s'être marié par dépit/obligation) et avec qui elle fonde une famille. Jack est donc un souvenir....
Donc ça veut dire que Alfred meurt, Arthur se trouve quelqu'un d'autre et fonde une famille XD
(oui je suis méchante *mwhahaha*)

J'aimerais bien voir une soirée Titanic avec la Face Family XD

Ce que j'ai fait comme voyages? Houlàlà.
- Grèce
- Crête
- Turquie (Voyage organisé)
- Sicile
- Italie Nord et Sud + Rome
- Espagne (Andalousie + une ville dont j'ai oublié le nom)
- D'autres régions de France
- Allemagne
- Belgique
- Pays-Bas
- Maroc (Marrakech)
- Egypte (Voyage Organisé)
- Tunisie (Voyage Organisé)

Je crois que c'est....tout ^^"




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:iconchaton62:
Chaton62 Featured By Owner Dec 23, 2013
Comme je ne préfère ne pas lire des fics USUK, je ne sais pas si les fans font mourir Alfred dans un remake Hetalia du Titanic, j'imagine que certains ne le font pas, pour qu'il y ait un "heureux pour toujours". L'ennui est quand je veux trouver des fics Hetalia sur Arthur et le Titanic, comment il a vécu tout cela, s'il a voyagé à bord, je ne tombe QUE du des USUK, même en fanart ! (j'ai l'air vachement non-tolérante envers le USUK dis donc... :blush: )

Une fic avec la FACE family qui regarde le film Titanic, ça a l'air intéressant *____* il se peut que j'essaye d'écrire ça un jour.

Ça fait beaucoup de pays dis donc, ça a du être des voyages intéressants et enrichissants ! Surtout pour la Grèce, Rome et l'Egypte que je rêve de visiter depuis toujours ! Quoique d'autres pays, comme la Sicile ou la Crête, doivent être magnifiques !
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:iconnaehja:
Naehja Featured By Owner Dec 23, 2013
Rassures-toi j'suis pas tolérante non plus envers le usuk XD

Oui c'était magnifique, surtout l'Andalousie et l'Egypte (mais il faisait chaauuudd) ^^
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:iconchaton62:
Chaton62 Featured By Owner Dec 23, 2013
Non mais en même temps, je veux pas dire les pires atrocités sur ce couple (comme la plupart des fans raisonnables n'aimant pas ce couple d'ailleurs ^^; ), ni lancer une sorte de guerre contre le USUK, surtout que j'aime bien les deux personnages, en général, j'évite les fanworks sur ce couple tant que je peux... mais ils sont partooooouuuuut :cries:

J'imagine que ça devait être beau (et qu'il devait faire bien chaud, haha, même mes nombreux voyages dans le sud quand j'étais gamine ne devaient pas comparer avec la chaleur de l'Espagne ou de l'Egypte =p), me concernant, j'ai surtout visité la France : Paris, Toulouse, Marseille, Pays de la Loire, Périgord... je rêve d'aller en Normandie, en Bretagne et Alsace. En pays, je vais souvent en Belgique (en même temps, étant du Nord, ai pas beaucoup d'heures de trajet à faire :p), j'ai déjà été en Allemagne, en Angleterre (voyage scolaire) et Monaco.
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:iconkaveirya:
Kaveirya Featured By Owner Dec 22, 2013
C'est moi ou y'a un ou deux ficlets qui sont bien inspirés de fanarts ?

Sinon je kiffe le premier XD
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:iconchaton62:
Chaton62 Featured By Owner Dec 22, 2013
Hum... concernant un, oui, (celui où Arthur et Francis s'échangent des insultes) ai d'ailleurs oublié de citer ça, je m'en vais rectifier ça. Par contre, pour le second ficlet, il faudra me dire lequel et avec quel fanart parce que là, je vois pas o___O

Je me doutais bien que le premier te plairais =p
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:iconkaveirya:
Kaveirya Featured By Owner Dec 22, 2013
le 15 ça me rappelait un truc que j'avais vu sur tumblr, où Sealand voyait les cicatrices des Nations à la mer...mais bon, des fois on est inspiré par un truc sans le savoir ou même tout à fait par hasard ^^
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:iconchaton62:
Chaton62 Featured By Owner Dec 22, 2013
Ah, possible, c'était peut-être un truc du genre "hetalia-headcanon" sur tumblr, je vais mener mon enquête, parce que ça me dit vaguement quelque chose :)

Au fait, toi qui a vu Desolation of Smaug, j'aurais voulu te demander quelque chose sur le film. Je l'ai pas (encore) vu mais j'aurais bien aimé voir ton avis sur Tauriel, je vois surtout des avis négatifs sur elle, mais elle n'a pas été rajoutée JUSTE pour une romance avec Legolas ou Kili, hein ? ça ne m'a pas l'air d'être le genre de Peter Jackson. (puis perso, que Legolas ait le béguin pour elle, je m'en fiche un peu, on sait tous qu'il est avec Gimli dans LOTR *shot* OTP ou BrOTP, l'un ne va pas sans l'autre =p), puis Kili/Tauriel, ça peut être sympa, faut voir comment c'est abordé :meow:
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:iconkaveirya:
Kaveirya Featured By Owner Jan 12, 2014
Je kiffe Tauriel. Même si je m'en méfiais au début, la réduite à "la fille amoureuse de Kili" est vraiment idiot, parce qu'elle ne fait pas juste des trucs pour Kili et même avant, elle était capitaine de gardes quoi.
Et la scène de la prison où ils parlent de la lune...un peu gnangnan, c'est vrai, mais je me suis dit qu'Arwen et Aragorn devaient en avoir eu de semblables <3
Et oui, Legolas finit avec Gimli, c'est canon, voilàtout.

Et voir une fille aussi badass, c'est intéressant. Evidemment, ils pouvaient pas la mettre sans en faire un love interest, mais on a vu pire, et ils ont joliment inversé le cliché "héros/princesse  en détresse" (ici c'est plutôt "héroïne/prince en détresse" XD)
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December 22, 2013
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